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Sergent Elvis Presley à Etain ?

Mythe ou Réalité ?

Une rumeur persiste sur la présence du King, Elvis Presley, dans les discussions de comptoir entre Verdun et Étain.

En 1959, alors qu’il effectuait son service militaire en Allemagne à Friedberg sous le matricule N°53310761, le soldat Presley, affecté au 1er bataillon de chars moyens de la 3e division blindée stationnée à Ray Barracks, se rendait fréquemment sur les bases américaines de l’est de la France. C’est ainsi qu’un soir, sur la base de Rouvres (Meuse), il demanda à l’orchestre français jouant au « Night Club » s’il pouvait l’accompagner pour quelques chansons de son répertoire, à la demande des autres militaires. Satisfait de l’accompagnement, il proposa de prêter ses musiciens, venus des États-Unis, pour une heure ou deux lors d’une soirée avec l’orchestre français. C’est ainsi que le bal des conscrits de Belleville (55100) vit débarquer quelques mois plus tard quatre musiciens qui firent un véritable tabac pendant plus d’une heure. Il subsiste encore des témoins de ce fameux soir, prêts à confirmer. Merci encore au King !

Reste-t-il une photo de son passage ? A-t-il chanté dans la salle de cinéma du 49th Tactical Fighter Wing, qui sert toujours pour les amphithéâtres régimentaire du 3e RHC ?

Ou s’agit-il simplement d’un ragot pour se faire valoir « au Lapin qui fume », en espérant se voir servir un verre par la Mimi, qui nous a quittés avec ses nombreux souvenirs en mars 2018 à l’âge de 87 ans ?

Témoignage d’un ancien du grand 3: [Période Année 1980]

Vol de corbeaux au-dessus de nids de mulots à Etain-Rouvres en Lorraine

Nous sommes dans le début des années 80. Je suis lieutenant au 3ème régiment d’hélicoptères de combat (3RHC) et mon régiment partageait avec le 94ème régiment d’infanterie (94 RI) une énorme base construite et adaptée pour l’US Air Force. Elle a été fermée en mars 1966, suite à la volonté du général de Gaulle de quitter le commandement intégré de l’OTAN. En son temps, cette base US hébergeait plus de 4000 Gi’s. En 1980, cette infrastructure aéronautique était surdimensionnée pour nos deux régiments français. Donc beaucoup de bâtiments sont à l’abandon depuis 1966, mais petit à petit ils sont réoccupés, ayant besoin d’espace, c’est le cas de notre régiment d’hélicoptères à sa création en 1977. En 1981, la réhabilitation de certains de ces bâtiments abandonnés et attribués au 3 RHC se fait un peu attendre.

Si bien que la cohabitation avec les fantassins n’est pas toujours facile, en effet étant locataires depuis plus longtemps que le 3, le 94 occupe les meilleurs bâtiments. Seules les installations aéronautiques de cette base ne sont pas disputées évidemment, elles ont été utilisées par une petite unité ALAT dissoute au profit du 3ème RHC, à savoir le GALDIV 4.

Les deux chefs de corps se saluent aimablement mais par exemple au mess les états-majors ne mangent pas ensemble, de plus, le chef de corps de 94 est institutionnellement commandant de la base et décide de l’affectation des bâtiments. Bien sûr il veille jalousement sur ses prérogatives et son petit pré carré.

Au niveau des sous-officiers l’entente au point de rencontre du mess est cordiale et aimable sans plus.

Chez les officiers la courtoisie est de mise mais la température de leurs relations tend plutôt vers le tiède.

Sur la base, il s’en suivait un climat général assez particulier.

Pour donner un exemple concret, les fantassins nous affublaient du titre de « corbeaux » auquel nous leur répliquions par celui de « mulots » . Le qualificatif de corbeau n’était pas très gratifiant car particulièrement en hiver; on voyait ces oiseaux noirs se déplacer bruyamment en groupe au dessus de la froide plaine de la Woëvre pour rejoindre les grands platanes du bord de route pour y passer la nuit. Quant aux mulots ils grouillaient partout sur la base car ils nichaient à proximité des conduits de chauffage collectif qui relie la chaufferie centrale aux bâtiments de la base en bien sûr facilitant leur multiplication. Là dans relatif confort, ils y élevaient tous une nombreuse progéniture.

Mais ce n’est pas tout en effet, les sujets de discussion ou de discorde portaient aussi sur la différence de traitement entre les fantassins et les personnels navigants touchant la solde à l’air, ou encore les heures de vol accumulées comme autant de bonifications d’annuités pour la retraite militaire etc….

Afin de concrétiser ce que j’écris, un jour en arrivant au mess pour le repas de midi en salle des officiers subalternes; nous remarquons tout de suite que les lieutenants du 94 RI ont dressé une grande table sur laquelle on venait de leur servir le dessert. Ils sont en tenue de combat et portent tous à la ceinture leur masque respiratoire NBC (Nucléaire, Biologique, Chimique). Pas d’inquiétude particulière on se dit qu’ils vont partir en manip. Mais , au moment où presque tous les Alatman sont installés à table, sur ordre de leur président, un lieutenant écrase au sol une cartouche de gaz lacrymogène. Puis ils enfilent paisiblement leur masque et se rassoient. Panique chez les autres consommateurs qui sortent tous dehors en pleurant et pour certains en emportant leur assiette.

Alors inutile de dire que le président des lieutenants du 94 fut convoqué par son colonel et peut-être puni après la plainte de son homologue de l’ALAT.

A compter de ce jour les relations entre les mulots et les corbeaux s’en trouvèrent refroidies durablement !

Et puis un jour les mulots sont partis vers Sissonne laissant aux corbeaux la sérénité du ciel lorrain !

Jean-charles Alléonard

Une vie sous l’uniforme Broché – 10 septembre 2021

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L’escadrille de commandement et de logistique: (E.C.L)

De l’Escadrille de Commandement et des Services (ECS) à l’Escadrille de commandement et de Logistique (ECL):

L’Escadrille de Commandement et des Services (ECS):

Créée le 1er août 1977, à Étain, l’ECS est chargée d’apporter, au moment voulu par le commandement, des moyens en personnels qualifiés et en matériel disponibles pour permettre au régiment de combattre et d’assurer les charges en service courant des autres unités.
Elle est dissoute le 30 juin 1999, pour former, par changement de dénomination, l’escadrille de commandement et de logistique (ECL).

l’Escadrille de commandement et de Logistique (ECL)

Créée le 1er juillet 1999, par changement de dénomination de l’ECS, cette escadrille est chargée de commander et de faire vivre le régiment. Elle est articulée en une section d’état-major, une section de commandement et de liaison, une section de transmissions, une section des services techniques, une section gestion des ressources humaines, une section services administratifs, une section médicale, un groupe infrastructure, une section de commandement et de logistique et une section de maintenance. L’ensemble représente un peu plus de 200 militaires. Le 28 juin 2010, l’escadrille est incorporée dans le bataillon d’appui aéromobile (BAA) jusqu’au 06 mai 2021, date de dissolution du bataillon.
En septembre 2020, l’ECL est réarticulée suite à la création de l’escadrille de commandement de la maintenance (ECM) et comprend désormais un état-major, le peloton transmissions, le peloton numérisation de l’espace de bataille (NEB) et le peloton transport.
En juillet 2023, le peloton de reconnaissance et d’appui au déploiement est transféré à l’ECL pour fusionner avec le peloton transport. Ses pelotons deviennent: le Peloton de Reconnaissance et de Transport. (PRT)
2025: Héraldique du nouveau patch:
le pélican représente l’escadrille de commande et de logistique.
la devise, « Servir jusqu’au Sang », vient d’une légende selon laquelle cet oiseau aurait été observée se saignant avec le bec pour nourrir ses petits; référence au sacrifice et à l’abnégation.
Le béret bleu et les ailes précisent l’appartenance de l’unité à l’ALAT. Le bleu du béret, le blanc du pélican et le rouge de la devise mettent en avant l’amour de la patrie. le chiffre 3 précise son appartenance au 3e RHC et la mappemonde en arrière-plan évoque la projection de l’escadrille sur tous les théâtres d’opérations.
Source:
-Info ECL

11 juillet 1958, un OVNI vient faire un tour sur la base.

Le 11 juillet 1958, depuis la base militaire française d’Etain-Rouvres en Lorraine, on signale «un objet en forme d’œuf, de la taille d’un pamplemousse, blanc», avec une lumière qui s’éclaire par intermittence.

Dans la section des commentaires, il est précisé qu’après vérification il s’agit d’un Spoutnik 3, un satellite russe.

Difficile de croire qu’en 1958 les Américains puisse voir un satellite avec juste une paire de jumelle directement au niveau de la tour. Mais pourquoi pas.  En consultant une intelligence artificielle (I.A) nous avons la réponse suivante:

Oui, Spoutnik 3 est visible à l’œil nu. Il a été lancé par l’Union soviétique en 1958 et a été le premier satellite artificiel à être équipé d’un système de propulsion pour changer son orbite 1. Cependant, il est important de noter que la visibilité de Spoutnik 3 dépend de nombreux facteurs tels que la luminosité du ciel, la pollution lumineuse, la position de l’observateur, etc1. Si vous souhaitez observer Spoutnik 3, je vous recommande de contacter un club d’astronomie local pour obtenir des conseils sur la meilleure façon de l’observer.

Sources : 

L’insigne du groupement d’Aviation Légère Divisionnaire N°4 (GALDIV N°4)

Homologation.
G 2537, le 21 juin 1977.
L’homologation est demandée par le lieutenant-colonel KERRAND, commandant le GALDIV 4, le 27 mai 1977.

Description.
Rectangle vertical d’argent à un pal formant le chiffre 1 abîmé de deux ailes stylisées en V crénelées de vert et supportant en pointe une étoile d’or.
En chef, chiffre 3 d’or.

Symbolisme.
Les ailes et l’étoile de l’ALAT précisent le rattachement du régiment. Le chiffre 1 rappelle son engagement au sein du 1er corps d’armée. Le V crénelé de vert, repris de l’insigne du GALDIV 4, évoque sa filiation.

Créateur.
Insigne dessiné par l’adjudant LOTHELAIN.

Source:

L’insigne du 3e régiment d’hélicoptères de combat.

Cet insigne est remis officiellement au régiment le 31 mai 1987 sous le numéro G 3409, le 30 janvier 1987.

Homologation.
G 3409, le 30 janvier 1987. Cet insigne est remis officiellement au régiment le 31 mai 1987.
L’homologation est demandée par le général commandant l’ALAT, le 9 janvier 1987. Le changement de modèle se justifie par le fait que le 3e RHC n’appartient plus au 1er corps d’armée depuis le 1er juillet 1985.

Description.
Écu moderne rouge creusé de trois pots d’argent disposés en V encadrant le chiffre 3 d’or et adextrés d’une silhouette de sapin vert liserée de blanc. En pointe, étoile d’argent d’où se hisse un double vol superposé du même.

Symbolisme.
Les armes de la ville d’Étain (trois pots) évoquent le lieu de création et de stationnement du régiment. Sa filiation et ses traditions sont précisées par le sapin de la 4e DI (repris des insignes du GALDIV 4 et du PMAH 4e DIM) ainsi que par le chiffre trois ayant la même calligraphie que celui figurant sur l’insigne du 3e  GAOA. L’étoile ailée de l’ALAT précise son rattachement.

Sources:

 

Remerciements:

🙏 Remerciements:

Ce site n’aurait jamais vu le jour ni atteint cette richesse documentaire sans le soutien précieux de celles et ceux cités ci-dessous. Je tiens à les remercier très sincèrement pour leur aide, leur savoir, et leur enthousiasme, qui ont nourri ce projet à chaque étape et permet encore aujourd’hui d’étoffer chaque jour ce site.


🎖️ ADC ® Bernard Savary

Bernard, tu es à l’origine de tout. Tes connaissances approfondies, tes archives méticuleusement conservées et ton engagement envers le 3e RHC ont été le point de départ de cette aventure. Tu es une véritable référence pour moi, incarnant pleinement la devise du régiment : Semper Ad Alta« Toujours en haut »

📚 L’équipe

Un immense merci à toute l’équipe d’ALAT.FR plateforme incontournable sur l’histoire de l’Aviation Légère de l’Armée de Terre. Merci de m’avoir permis d’intégrer vos informations et d’enrichir ce site avec votre expertise.


🛩️ Pascal Poly –

Pascal, ton site est une véritable mine d’or sur les origines de l’armée de l’Air durant la drôle de guerre. Merci pour ta passion contagieuse et la précision de tes travaux.


📞 François Clauvelin

François, notre tout premier appel – 1h27 de conversation passionnée – a marqué un tournant dans ce projet. Grâce à toi, j’ai découvert des pans fascinants de l’histoire du 73e Squadron RAF à Rouvres. J’espère que nous pourrons perdurer nos échanges au file du temps.


🏛️ Association « Étain d’hier à aujourd’hui »

https://www.facebook.com/profile.php?id=100071784640934#

Un grand merci à Monsieur Thierry Minarie, président de l’association, pour m’avoir accueilli avec générosité et pour le partage de vos archives locales. À mon tour désormais de contribuer, modestement, à faire vivre cette mémoire collective.


👤 Mr Michel Parisot

Lors de la publication d’un nouveau livre consacré aux Américains en France, j’ai vécu une rencontre aussi inattendue que marquante. Un homme qui par son grand âge se trouvait devant moi, animé d’une énergie rare et d’une bienveillance sincère, ma manifesté le désir de partager son savoir, ses souvenirs et les précieux documents qu’il avait conservés au fil des décennies.

Avec une générosité désarmante, il m’a proposé son aide pour approfondir mes recherches sur l’histoire de la base aérienne d’Étain-Rouvres, haut lieu de la présence américaine en Lorraine. Ses récits, empreints de détails authentiques, donnaient chair aux archives et éclairaient d’un jour nouveau les relations franco-américaines dans cette région.

Au-delà des informations qu’il m’a transmises le lendemain de notre rencontre, c’est surtout son enthousiasme et sa volonté de contribuer à la préservation de la mémoire collective qui m’ont touché. Cette rencontre fortuite s’est transformée en un véritable partenariat intellectuel et humain, où le passé s’est mêlé au présent pour enrichir se site et l’historique de la base Etain-Rouvres.


🙏 À tous, votre passion et vos contributions ont été indispensables. Ce site vous doit beaucoup.

MAJ Christophe Schann

Avril 2003: Hommage aux anciens du 73° SQUADRON RAF

Il fallait marquer dans le marbre leur passage sur la base d’Etain-Rouvres !

Sous l’impulsion de François Clauvelin (écrivain et passionné d’histoire) mais aussi Serge Romanello artisan de cette commémoration et  Maire de Rouvres, le 3ème RHC occupant en dernier la base et les habitants du village qu’en avril 2003, le village de Rouvres a agrandit son monument aux morts de la 1er GM pour y ajouter ceux ayant servi ici pendant la 2ème Guerre mondiale.

Un petit groupe de vétérans Anglais qui avait fait le voyage fut très chaleureusement accueilli, et la cérémonie fut l’occasion de revenir.  De gauche à droite sur la photo: Don Minterne, Ifor Hugues, Colin Radcliffe, Peter Ayerst, Les Amstrongs, Pete Marsh et Alex Speedie.

Il y a deux « imposteurs » – Don Minterne, représentant mon frère décédé Pete, et Pete Marsh, armurier, qui rejoint le Squadron en 1941, et en fut un membre assidu pour le reste de la guerre.

Sources : 

  •  François Clauvelin. (Historien Français)
  • Photos personnel.

Octobre 2023: Le 500e NH90 sera pour le grand 3 !

Début octobre 2023, le consortium NH Industries a livré son 500e hélicoptère de combat.

17 ans après le premier model mise en service, cet hélicoptère que les militaires appel le Caïman a atterri sur la base d’Etain Rouvres pour marqué le nouveau cap du 3e RHC dans la nouvelle génération et recevant par la suite les premiers model du nouvelle hélicoptère de l’armée de Terre le « Guépard » (H160M).

Cette appareil que vous verrez voler dans le secteur de la base portera le trigramme « ECF »

Sources:

07 décembre 2021: Arrivée du NH90 (Caïman) au grand 3.

Il est bien là !
Le premier Caïman (NH90) a posé ses patins sur la base militaire d’Etain Rouvres le, mardi 07 décembre 2021. Premier d’une longue série (le 500ème sera livré au grand 3) marque officiellement le cap HNG (hélicoptère de nouvelle génération) et remplacera progressivement les SA330 Puma. Pour lancer officiellement cette grande étape sur la base, la ministre de la Défense Florence Parly est venue justement à bord d’un Caïman pour lancer officiellement la transformation de la base. On peut déjà voir sur la route de Longwy, des hangars en toile et un complexe de bâtiment préfabriqué poussé sur l’emplacement final de cette nouvelle machine.

Parallèlement à l’arrivée du Caïman et sur décision du COMALAT le 01 juillet 2022, l’escadrille qui accueil les premières machines prendront l’appellation de la 2e escadrille d’hélicoptères de manœuvre et d’assaut (2e EHMA).

Crédit photo : 3ème RHC.