Archives de catégorie : Historique de la base Etain-Rouves.

La première insigne du 3e RHC (1er C.A)

Le 3e Régiment d’hélicoptères de combat (3e RHC) est créé au sein du 1er Corps d’Armée le 1ᵉʳ août 1977.

Sa première insigne reprend les éléments de celle du GALDIV 4 : on y retrouve le « V » de Verdun — siège du poste de commandement de la 4ᵉ Division — crénelé de vert, posé sur un fond rappelant l’appartenance au 1er Corps d’Armée. Cet héritage visuel souligne la filiation directe avec le GALDIV 4. Les ailes et l’étoile de l’ALAT y figurent également, marquant clairement le rattachement du régiment à l’Aviation légère de l’Armée de Terre.

Le 21 juin 1977, cette insigne est officiellement homologuée sous le numéro G 2537. Elle devient alors la première insigne du 3e RHC, conçue à l’initiative du lieutenant-colonel KERRAND, alors commandant du GALDIV 4, et dessinée par l’adjudant LOTHELAIN.

Le 30 juin 1987, le 3e RHC — désormais intégré à la Division Aéro Mobile (DAM) — abandonne cette première insigne au profit d’un nouveau modèle, celui qui est encore porté aujourd’hui : la nouvelle insigne du 3e RHC.

Les faits d’Armes du 3e RHC:

Depuis sa création en 1977, le 3e régiment d’hélicoptères de combat a œuvré sur toutes les missions et opérations militaires et civiles. Aussi bien en France qu’a l’étranger, au quatre coins du monde.

🗓️ Le 1er juillet 1983, le 3e RHC participe aux expérimentations de la Force Eclair au sein de la Brigade Aéromobile Expérimentale puis il est rattaché à la 4e Division Aéromobile en juillet 1985, il est sollicité pour intervenir à travers le monde pour des opérations de maintien de la paix et dans le cadre de forces multinationales.

🗓️ En 1991, le régiment est engagé en tête de la division Daguet dans le cadre de l’opération Tempête du désert en Irak. Pour son action, il se voit attribuer la croix de guerre des théâtres d’opérations extérieurs avec palme.

« Engagé au cours de l’opération Tempête du désert en Irak, il se voit attribuer la croix de guerre des théâtres d’opérations extérieurs » « .avec palme.

🗓️ En 1992, en Ex-Yougoslavie, le régiment participe à l’évacuation de plus de 750 personnes de l’enclave de Srebrenica sous le feu des belligérants.

🗓️ En 1994, il est engagé au Rwanda lors de l’opération Turquoise.

🗓️ En 1995, à nouveau en Ex-Yougoslavie, il participe au renforcement des troupes alliées de la Force de Réaction Rapide sur le Mont Igman.

🗓️ En 1996, le régiment est projeté de nouveau en Ex-Yougoslavie (Croatie) pour l’opération IFOR au sein de La D.M.N.S.E (division multinationale sud-est) pour l’opération Salamandre puis les années suivantes pour la Stabilisation Force (SFOR) de l’OTAN.

🗓️ En 1997, lors de l’opération Antilope au Congo, il participe à l’extraction de ressortissants européens et renforce un détachement en République Centrafricaine avec ses Puma.

🗓️ De décembre 1998 à avril 1999, il arme l’essentiel des détachements ALAT de l’opération Trident en Macédoine, et participe en juin 1999 à l’héliportage des unités d’infanterie qui prennent pied au Kosovo.

🗓️ De septembre à décembre 1999, il est engagé avec la Marine Nationale dans le cadre de l’opération SANTAL en Indonésie, au Timor Oriental, sous mandat des Nations Unies.

Régulièrement présent en Bosnie et au Kosovo où il arme l’essentiel des détachements ALAT, le régiment participe également aux opérations Corymbe, Héraclès et Licorne en Côte d’Ivoire.

🗓️ En février-mars 2005, il participe à l’opération BERYX en Indonésie suite au tsunami.

🗓️ Début 2010, il prend part aux opérations humanitaires en Haïti suite au séisme.

🗓️ De janvier à juillet 2010, il arme le détachement PAMIR en Afghanistan.

🗓️ En 2011, il arme également HARMATTAN en Lybie, pour lesquels son étendard a été décoré de la croix de la valeur militaire.

🗓️ De novembre 2012 à mars 2013, il arme le dernier détachement ALAT de l’opération PAMIR.

🗓️ De juillet 2013 à fin 2015, Il participe à l’opération SERVAL au Mali, arme un détachement (DETALAT) au Gabon et s’engage également en République centrafricaine avec l’opération SANGARIS.

🗓️ Depuis 2016, Il a été engagé régulièrement au Mali au sein de l’opération Barkhane tout en poursuivant l’accomplissement de ses autres missions comme l’armement d’un détachement (DETALAT) en Côte d’Ivoire jusqu’en 2024.. Tout en prenant régulièrement part à l’opération intérieure Sentinelle.

Toujours sur la brèche, il apporte également son aide et ses savoir-faire dans de nombreuses missions de service public comme avec Irma en 2017 ou Résilience en 2020.

Le 3e RHC est également déployé en tant que force de présence. Ainsi, un détachement de Gazelle  et de Caïman est installé à Djibouti au profit du 5eme RIAOM. Cette projection est également une opportunité d’entrainement tactique interarmes majeur.

Enfin, le régiment travaille en étroite collaboration avec la Marine Nationale. On retrouve ainsi des détachements sur la mission Jeanne d’arc et Corymbe de manière régulière. Plus exceptionnellement, nos équipages peuvent être détacher au profit de missions d’aides humanitaires ou encore des missions de services publiques comme Héphaïstos qui a pour objet la lutte contre les feux de forêts au côtés de la Division d’intervention Héliporté de la sécurité civile.

Sources:

En 1955 le général Whisenand fait un rapport détaillé de la base Etain Air-Base:

En avril 1940, Whisenand a été appelé au service actif et, pendant les quatre années suivantes, il a occupé divers postes de pilote et d’ingénieur aux États-Unis. En 1945, Whisenand a été invité à servir en tant que chef d’état-major de la Dixième Force aérienne. Après la guerre, jusqu’en 1946, il a travaillé en tant que membre de l’enquête sur le bombardement stratégique basée à Tokyo, au Japon. De 1946 à 1950, Whisenand a été membre du corps enseignant à l’Air War College. En 1950, il a été affecté au Bureau du Directeur des Plans, chef adjoint d’état-major pour les opérations, à l’état-major de l’USAF, où il est resté pendant les quatre années suivantes. En 1954, Whisenand a accepté le commandement de la 388e Escadre de chasse-bombardement à la base aérienne de Clovis, au Nouveau-Mexique. Plus tard, il a supervisé le transfert de cette escadre vers sa nouvelle base à Etain, en France. En 1955, il est devenu commandant de la 49e Division aérienne, basée au Royaume-Uni.

Pour le 388th FBW, les ennuis ne s’arrêtent pas là. Après la débâcle au-dessus de l’Atlantique Nord, il va connaître nombre de problèmes sur la base d’Étain elle-même. En effet, l’infrastructure laisse largement à désirer, obligeant les hommes à vivre et travailler dans des conditions précaires. Une nouvelle fois, le général Whisenand remet les choses au point dans un rapport détaillé à l’attention du commandant de la 12th AF qui, avec le recul, nous donne un aperçu intéressant de ce qui se passait effectivement à Etain au cours de l’année 1955, en attendant les escadrons volants.

Voici son rapport traduit en français:

“Le gaspillage de l’argent du contribuable américain dans la construction de la base d’Etain est des plus flagrants. Les relations complexes qui existent entre les entrepreneurs français, les Ponts et Chaussées, le préfet et le sous-préfet du département, la mission française de liaison, l’Otan et l’USAFE, ne permettent pas de régler la situation au niveau européen. Ici, en France, le commandant américain d’une base aérienne n’a aucun pouvoir sur les entreprises travaillant sur la plate-forme, contrairement aux Etats-Unis. C’est pourquoi je souhaite évoquer quelques points de détail qui montrent très bien que l’argent du gouvernement US est quelque peu dilapidé dans cette affaire, en regard des délais de livraison et des standards habituels non respectés:

  • le sol des bâtiments de stockage s’est déjà affaissé avant même que l’on y entrepose du matériel lourd ;
  • les murs et les sols de l’ensemble des bâtiments construits commencent à présenter de larges fissures;
  • les soubassements, soi-disant étanches, prennent tous l’eau sans exception;
  • les tuyauteries fixées aux murs pendouillent lamentablement ;

 Pratiquement toutes les portes de tous les bâtiments sont à démonter et à remettre en place avec de nouvelles attaches. le réseau routier de la base n’est qu’un océan de boue et l’entrepreneur refuse de remblayer les trous et ornières causés par ses propres véhicules de chantier. Des secteurs entiers de la base ont récemment été privés d’eau chaude pendant cinq jours consécutifs et d’eau froide durant deux jours, à cause de pompes d’alimentation défectueuses et de conduites brisées ou bouchées.  Il y a déjà eu treize interruptions de courant sur la base et les générateurs de secours ne sont pas encore installés. Ainsi, le soir de Noël, j’avais 1 100 hommes à Etain, sans chauffage et sans électricité. la section de voie ferrée qui dessert la base, élément essentiel à la bonne marche d’une unité opérationnelle, devrait être terminée en décembre 1954. A l’heure actuelle, étant donné l’état d’avancement des travaux, j’estime qu’elle ne sera guère prête avant juillet 1955.

Je constate aujourd’hui que le 388th FBW, incapable d’opérer à partir de son terrain et a perdu une partie de sa capacité offensive et que le capital investi dans cette escadre et son matériel, estimé à 40 millions de dollars, n’a pas eu les résultats escomptés, eu égard aux pratiques des entrepreneurs en vigueur dans ce pays. A terme. l’USAF risque de perdre un certain nombre de techniciens et autres spécialistes qui ont du mal à accepter les conditions de vie qui leur sont imposées dans l’exercice de leur devoir, loin de leur patrie”

Comme on peut le constater, les débuts à Etain sont laborieux. Le scandale éclatera d’ailleurs au grand jour, mais un peu plus tard. En tout état de cause, les autres bases US en France n’étaient pas mieux loties.

Le 30 septembre 1955: La base Etain Air-Base est inaugurée

🎖️ L’inauguration de la base Etain-Rouvres le 30 septembre 1955

la base est officiellement inaugurée et remise en service dans le cadre du réseau aérien de l’OTAN.

En présence du major général Lee, commandant la 12e Air Force et du général de Chassey commandant la 1re région aérienne à Dijon, les vastes installations s’étendent entre Etain, Amel et Rouvres. les travaux avaient débuté en 1952.

Elle devient une base américaine accueillant notamment le 388th Fighter-Bomber Wing et plus tard le 49th Fighter-Bomber Wing4.

Cette inauguration marque le début de la période américaine sur le site, qui durera jusqu’au départ des troupes en 1967.

Sources:

le 28 janvier 1945: Crash B-24 Libérator « Windy-Winnie » à Mandre (55)

Depuis le 1er septembre 1944, les habitants de la Meuse, et plus particulièrement ceux du secteur d’Étain, ne parlent que de la progression des G.I. américains qui libèrent, une à une, les communes jusque-là occupées par les Allemands. Dans les rues et les campagnes, on aperçoit des colonnes de véhicules, des chars, et dans le ciel un va-et-vient incessant d’avions décollant de la base d’Étain ou revenant de mission.

Cependant, un événement marquant survient quelques mois plus tôt, le 28 janvier 1944 vers 15h00, à Mandre, petite commune de la Meuse située près de Châtillon et Blanzée, à une dizaine de kilomètres de Verdun. Ce jour-là, l’attention se porte sur le crash spectaculaire d’un B-24 Liberator (numéro de série 44‑10599) du 714e Squadron, appartenant au 448e groupe de bombardement basé alors à Seething, en Angleterre. L’appareil et son équipage revenaient d’une mission visant les dépôts de raffinerie de Dortmund, en Allemagne, lorsqu’ils furent abattus par la Flak juste avant d’atteindre leur cible.

A Consolidated B-24 Liberator

À bord, la panique s’installe. Le sergent Dick Dugger, mitrailleur, raconte avoir pris l’initiative de délester l’avion de son matériel pour l’alléger, tout en apercevant à travers les trous de la carlingue le ciel français. Mais le « Windy-Winnie » — surnom donné à l’appareil en référence à un personnage imaginaire de Disney — résiste et parvient à ramener ses dix membres d’équipage vivants, bien que contusionnés, sur le sol meusien. Était-ce l’épaisse couche de neige ou l’expérience du pilote, le lieutenant Robert A. Paeschke, qui permit l’atterrissage forcé ? Toujours est-il que l’avion finit sa course en plusieurs rebonds avant de s’immobiliser dans un fossé, à 150 mètres de la route. À peine le train d’atterrissage sorti, l’appareil perd rapidement de l’altitude, obligeant le pilote à viser une trouée entre deux parcs enneigés.

La population de Mandre (55) accourt pour secourir l’équipage, craignant que les Allemands ne surgissent à tout instant sous la neige qui tombait encore. Heureusement, car selon les habitants, le terrain était toujours miné. Les aviateurs passent plusieurs nuits dans une grange voisine, la route étant impraticable à cause des congères. Les villageois dégagent finalement les chemins afin que les troupes américaines basées à Châtillon-sous-les-Côtes puissent transporter l’équipage en camion GMC. Pour les habitants, ces hommes venus du ciel apparaissent comme des libérateurs et des héros. L’occasion est saisie pour échanger avec eux dans une atmosphère d’euphorie, de félicitations, et pour immortaliser l’instant par de nombreuses photos prises à côté de l’avion.

Quelques soldats américains restent sur place afin de démonter l’armement, tandis que le « Windy-Winnie » devient, durant plusieurs jours, une véritable attraction locale avant que les ferrailleurs ne viennent en récupérer les restes.

Dans l’esprit humoristique des G.I., on pouvait admirer sur la carlingue une pin-up dévêtue. Pour l’histoire, cette jeune femme prénommée « Winnie » avait été dessinée comme si le vent — « Windy » — lui avait arraché son soutien-gorge et ses bas.

Sources:

Création de l’ECM: le 9 septembre 2020

Mon colonel,

Chers camarades, messieurs les Sous-officiers et militaires du rang, mesdames et messieurs. La mission m’a été donné de créer et commander cette ECM, Escadrille de commandement de la maintenance.

je suis particulièrement fier de devoir commander cette escadrille.

Pas seulement parce que c’est ma Mission, mais aussi parce que finalement elle est un condensé de ma carrière.

Durant ces 21 ans de services ; j’ai servi dans des unités aux caractères et bien différents, à l’image de cette ECM qui regroupe un grand nombre de spécialités, ayant comme point commun, la maintenance.

Ce n’est ni le lieu ni le moment de vous présenter mon plan d’action.

Néanmoins, trois mots vont me guider : Humilité, Exemplarité, Modernité.

Humilité car notre environnement est en perpétuel mouvement : celui qui ne doute jamais est soit un menteur, soit un idiot ;

L’exemplarité est une ambition : je suis encore loin de l’être. Ma famille ici présente pourrait en témoigner …

Ne soyons pas à La Mode, mais soyons moderne. L’innovation ne doit pas concept, mais bien une réalité : rester un

« On a toujours fait comme çà » sera la phrase que je combattrai chaque jour de mon commandement.

Je vous remercie d’avanço pour l’aide que vous allez nous apporter pour permettre la montée en puissance de cette jeune escadrille.

Le Capitaine Laurent  Premier commandant de l’ECM.

L’ESCADRILLE DE COMMANDEMENT DE LA MAINTENANCE (ECM)

Créée le 9 septembre 2020, l’ECM puise ses effectifs directement au sein de l’ECL (escadrille de commandement et de logistique). Désormais commandée par un maintenancier, l’ECM est un atout indéniable afin de regrouper dans une seule unité élémentaire l’ensemble des techniciens du MCO-T, ainsi que les conduites de la maintenance aéronautique.

Regroupant la maintenance terrestre et sa logistique associée, les conduites de maintenance HRA, HMA et TTA, ainsi que le centre de distribution régional, l’ECM se veut ainsi le cœur du MCO du régiment. Complémentaire à la chaîne technique incarnée par le BML, la voie commandement de l’ECM est déjà d’une aide précieuse pour atteindre les objectifs fixés.

Balayant un éventail de spécialités techniques particulièrement large, le personnel de l’escadrille est géographiquement présent sur toute l’emprise du régiment et honore de ses effectifs l’ensemble des OPINT et OPEX. Jeune unité élémentaire à l’identité déjà affirmée, gardienne des traditions propres à la maintenance, l’ECM continue sa montée en puissance afin de se préparer aux défis de demain.

Source:

    • Escadrille de Commandement de la Maintenance

L’Escadrille des Services d’Aérodrome (ESA)

L’escadrille des services d’aérodrome (ESA),  est l’héritière d’unités plus anciennes qui se sont illustrées sur de nombreux théâtres d’opérations. Ses pelotons actuels ont appartenu en premier lieu à l’escadrille de commandement et des services (ECS), puis ont été versés en partie à l’escadrille de soutien et de ravitaillement (ESR).

Par changement de dénomination, le 30 juin 1999, l’ESR devient l’escadrille de contrôle et de ravitaillement (ECR). L’ECR avait pour mission d’appuyer et de soutenir l’activité aéronautique du régiment. Pour ce faire, elle disposait d’une section de commandement, d’une section de contrôle et météo, d’une section sécurité incendie, d’une section d’appui et de défense antiaérienne avec 4 canons de 20 mm, d’une section de protection et de reconnaissance, d’un peloton de protection, de reconnaissance et de balisage, et d’un peloton ravitaillement carburant et munitions. Elle accueillera dans le même temps la musique de l’ALAT. Son effectif sera alors porté à 179 militaires.
Sa polyvalence et son adaptabilité lui feront dès lors adopter comme symbole « le caméléon ». Cet insigne de manche perdurera durant toute la vie de l’unité, symbolisant par ailleurs ses capacités de travail interarmes et interarmées pour des missions réalisées dans la 3e dimension, sur terre ou sur mer.
Le 28 juin 2010, l’escadrille est incorporée dans le bataillon d’appui aéromobile (BAA), créé le même jour.
Au cours des années, plusieurs fonctions, notamment celles liées au soutien logistique, sont rétrocédées à l’escadrille de commandement et de logistique (ECL), devenant ainsi une escadrille d’appui.
Le 05 janvier 2012, l’ECR est dissoute pour donner naissance à l’escadrille des services d’aérodrome (ESA). L’ESA se rassemble derrière un leitmotiv qui est l’appui opérationnel aux équipages, quel que soit le milieu d’engagement. Elle fédère sous son fanion l’ensemble du personnel nécessaire au déploiement et à la mise en œuvre d’une plateforme aéronautique en métropole ou en opérations.
Outre ses missions de contrôle aérien, de sauvetage des équipages ou de prévision météorologique, elle assure une partie de l’instruction des équipages à travers le centre de simulation et participe à la protection du matériel et des installations en s’appuyant sur ses pelotons cynophile et PRAD.
En 2017, l’escadrille voit le transfert du peloton simulation vers l’ECL.
Forte de plus de 110 femmes et hommes hautement qualifiés, l’escadrille met en œuvre du matériel onéreux et de haute technicité tel que la tour de contrôle mobile, les véhicules de secours VIM (véhicule intervention mousse) ou des stations météorologiques portatives. L’ESA était alors composée des pelotons commandement, contrôle, MSAé (mécaniciens DEM), météo, cynotechnique et PRAD.
En 2022, l’ESA perd son peloton MSAé qui basculera au sein de l’escadrille de commandement et de maintenance, puis le PRAD, sur décision du COMALAT de dissoudre cette filière.
L’escadrille, qui compte aujourd’hui 82 militaires, continue de servir le régiment, l’ALAT et l’armée de Terre avec toute la compétence, le professionnalisme et l’engagement de ses spécialistes de l’aéronautique, du combat de mêlée et de la cynotechnie, avec toujours pour but d’aider à l’engagement des équipages en tout lieu et en tout temps.OPÉRATIONS EXTÉRIEURES :
Le personnel de cette unité d’aérocombat a participé à de nombreux engagements opérationnels :

  • ​ÉPERVIER au Tchad,
  • DAGUET en Arabie Saoudite et au Koweït,
  • TURQUOISE au Rwanda,
  • FORPRONU puis SALAMANDRE en ex-Yougoslavie,
  • ONUSOM en Somalie,
  • TRIDENT au Kosovo,
  • LICORNE en Côte d’Ivoire,
  • BERYX en Indonésie,
  • EUFOR au Tchad Est ,
  • TF LA FAYETTE en Afghanistan,
  • HARMATTAN au large des côtes libyennes,
  • SERVAL et BARKHANE au Mali,
  • SANGARIS en République centrafricaine.
  • BARKHANE, FFDJ, FFCI,
  • GEAOM
  • Burkina Faso.

Source:

  • Commandant d’unité de l’ESA.

L’héraldique du Patch de l’ECL

Le pélican représente l’escadrille de commandement et de logistique.

La devise, « Servir et Soutenir jusqu’au Sang », vient d’une légende selon laquelle cet oiseau aurait été observé saignant avec le bec pour nourrir ses petits ; référence au sacrifice et l’abnégation. Le béret bleu et les ailles précisent l’appartenance de l’unité à l’ALAT.  Le bleu du béret, le blanc du pélican et le rouge de la devise mettent en avant l’amour de la patrie.

Le chiffre 3 précise son appartenance au 3ª RHC et la mappemonde en arrière-plan évoque la projection de l’escadrille de commandement et de logistique l’escadrille sur tous les théâtres d’opérations.

Merci à l’adjudant Alexis pour la création de ce patch en 2025.

Source:

  • Escadrille de Commandement et de Logistique

Le 09 septembre 1944: Le 926th Engineer Aviation Regiment reconstruit la piste d’Etain-Rouvres:

Le 926th Engineer Aviation Regiment a joué un rôle essentiel dans la remise en service et l’aménagement de l’aérodrome d’Étain-Rouvres pendant la Seconde Guerre mondiale.

🛠️ Origines et mission

  • Constitué le 17 juin 1943 et activé trois jours plus tard à Richmond, Virginie, le régiment était spécialisé dans la construction et l’entretien d’aérodromes militaires pour les forces aériennes américaines.
  • Il a été affecté à la IX Engineer Command, une unité du Ninth Air Force, chargée de soutenir les opérations aériennes en Europe.

✈️ Intervention à Étain

  • Le 9 septembre 1944, les ingénieurs du 926th sont arrivés à Étain juste après la libération de la zone par la 3rd U.S. Army.
  • Leur mission : installer une piste temporaire en herbe de 1 500 mètres, orientée est-ouest, pour permettre aux avions de soutien (notamment les C-47) d’opérer rapidement.
  • Ils ont également mis en place :
    • Un secteur de soutien logistique
    • Des routes d’accès vers les infrastructures existantes
    • Des réservoirs de carburant, des réseaux d’eau potable, et un système électrique minimal pour les communications

🧱 Impact stratégique

  • Le travail du 926th a permis à l’IX Air Support Command d’évacuer les blessés via le 7th Field Hospital, installé sur place dès le 13 septembre 1944.
  • Leur intervention a été cruciale pour la mise en place de l’Advanced Landing Ground A-82, utilisé par le 362nd Fighter Group et les Night Fighter Squadrons dans les mois suivants.

📚 Héritage

  • Le régiment a supervisé la construction de plus de 33 aérodromes en Europe pendant la guerre.
  • Il a été inactivé en octobre 1945, puis réorganisé plusieurs fois au sein de la réserve de l’U.S. Army, devenant le 926th Engineer Brigade toujours actif aujourd’hui