Archives de catégorie : De 1951 à 1970

En 1955 le général Whisenand fait un rapport détaillé de la base Etain Air-Base:

En avril 1940, Whisenand a été appelé au service actif et, pendant les quatre années suivantes, il a occupé divers postes de pilote et d’ingénieur aux États-Unis. En 1945, Whisenand a été invité à servir en tant que chef d’état-major de la Dixième Force aérienne. Après la guerre, jusqu’en 1946, il a travaillé en tant que membre de l’enquête sur le bombardement stratégique basée à Tokyo, au Japon. De 1946 à 1950, Whisenand a été membre du corps enseignant à l’Air War College. En 1950, il a été affecté au Bureau du Directeur des Plans, chef adjoint d’état-major pour les opérations, à l’état-major de l’USAF, où il est resté pendant les quatre années suivantes. En 1954, Whisenand a accepté le commandement de la 388e Escadre de chasse-bombardement à la base aérienne de Clovis, au Nouveau-Mexique. Plus tard, il a supervisé le transfert de cette escadre vers sa nouvelle base à Etain, en France. En 1955, il est devenu commandant de la 49e Division aérienne, basée au Royaume-Uni.

Pour le 388th FBW, les ennuis ne s’arrêtent pas là. Après la débâcle au-dessus de l’Atlantique Nord, il va connaître nombre de problèmes sur la base d’Étain elle-même. En effet, l’infrastructure laisse largement à désirer, obligeant les hommes à vivre et travailler dans des conditions précaires. Une nouvelle fois, le général Whisenand remet les choses au point dans un rapport détaillé à l’attention du commandant de la 12th AF qui, avec le recul, nous donne un aperçu intéressant de ce qui se passait effectivement à Etain au cours de l’année 1955, en attendant les escadrons volants.

Voici son rapport traduit en français:

“Le gaspillage de l’argent du contribuable américain dans la construction de la base d’Etain est des plus flagrants. Les relations complexes qui existent entre les entrepreneurs français, les Ponts et Chaussées, le préfet et le sous-préfet du département, la mission française de liaison, l’Otan et l’USAFE, ne permettent pas de régler la situation au niveau européen. Ici, en France, le commandant américain d’une base aérienne n’a aucun pouvoir sur les entreprises travaillant sur la plate-forme, contrairement aux Etats-Unis. C’est pourquoi je souhaite évoquer quelques points de détail qui montrent très bien que l’argent du gouvernement US est quelque peu dilapidé dans cette affaire, en regard des délais de livraison et des standards habituels non respectés:

  • le sol des bâtiments de stockage s’est déjà affaissé avant même que l’on y entrepose du matériel lourd ;
  • les murs et les sols de l’ensemble des bâtiments construits commencent à présenter de larges fissures;
  • les soubassements, soi-disant étanches, prennent tous l’eau sans exception;
  • les tuyauteries fixées aux murs pendouillent lamentablement ;

 Pratiquement toutes les portes de tous les bâtiments sont à démonter et à remettre en place avec de nouvelles attaches. le réseau routier de la base n’est qu’un océan de boue et l’entrepreneur refuse de remblayer les trous et ornières causés par ses propres véhicules de chantier. Des secteurs entiers de la base ont récemment été privés d’eau chaude pendant cinq jours consécutifs et d’eau froide durant deux jours, à cause de pompes d’alimentation défectueuses et de conduites brisées ou bouchées.  Il y a déjà eu treize interruptions de courant sur la base et les générateurs de secours ne sont pas encore installés. Ainsi, le soir de Noël, j’avais 1 100 hommes à Etain, sans chauffage et sans électricité. la section de voie ferrée qui dessert la base, élément essentiel à la bonne marche d’une unité opérationnelle, devrait être terminée en décembre 1954. A l’heure actuelle, étant donné l’état d’avancement des travaux, j’estime qu’elle ne sera guère prête avant juillet 1955.

Je constate aujourd’hui que le 388th FBW, incapable d’opérer à partir de son terrain et a perdu une partie de sa capacité offensive et que le capital investi dans cette escadre et son matériel, estimé à 40 millions de dollars, n’a pas eu les résultats escomptés, eu égard aux pratiques des entrepreneurs en vigueur dans ce pays. A terme. l’USAF risque de perdre un certain nombre de techniciens et autres spécialistes qui ont du mal à accepter les conditions de vie qui leur sont imposées dans l’exercice de leur devoir, loin de leur patrie”

Comme on peut le constater, les débuts à Etain sont laborieux. Le scandale éclatera d’ailleurs au grand jour, mais un peu plus tard. En tout état de cause, les autres bases US en France n’étaient pas mieux loties.

Le 30 septembre 1955: La base Etain Air-Base est inaugurée

🎖️ L’inauguration de la base Etain-Rouvres le 30 septembre 1955

la base est officiellement inaugurée et remise en service dans le cadre du réseau aérien de l’OTAN.

En présence du major général Lee, commandant la 12e Air Force et du général de Chassey commandant la 1re région aérienne à Dijon, les vastes installations s’étendent entre Etain, Amel et Rouvres. les travaux avaient débuté en 1952.

Elle devient une base américaine accueillant notamment le 388th Fighter-Bomber Wing et plus tard le 49th Fighter-Bomber Wing4.

Cette inauguration marque le début de la période américaine sur le site, qui durera jusqu’au départ des troupes en 1967.

Sources:

Le 2 juillet 1958 : un F100 s’écrase à Saint-Nicolas-en-Forêt (Hayange)

Il y a 66 ans, les habitants de la commune de Saint-Nicolas-en-Forêt (Hayange) se souviennent encore du terrible crash d’un avion F-100 de la base américaine d’Étain(sic).

A 9h31, en plein cœur de cette jeune commune créée le 1er janvier 1958 dans le boulevard du jura près de la place Sainte-Rita, les habitants se retrouve nez à nez avec une carcasse fumante et une odeur de brulé. Causant le feu aux immeubles situés à proximité par les débris de l’avion éparpillés sur plusieurs centaine de mètres. Les premiers secours sur les lieux, trouveront malheureusement les corps de deux enfants qui se trouvait à se moment là devant l’épicier ambulant vendant des bombons et 5 blessés, brulés qui seront transporté à l’hôpital des Forges à Hayange. Le drame aurait pu se transformer en catastrophe car l’école maternelle se trouvait à proximité

Le lieu du crash sera rebaptisé place Édith et Hervé Bonnet en hommage aux victimes.

Sergent Elvis Presley à Etain ?

Mythe ou Réalité ?

Une rumeur persiste sur la présence du King, Elvis Presley, dans les discussions de comptoir entre Verdun et Étain.

En 1959, alors qu’il effectuait son service militaire en Allemagne à Friedberg sous le matricule N°53310761, le soldat Presley, affecté au 1er bataillon de chars moyens de la 3e division blindée stationnée à Ray Barracks, se rendait fréquemment sur les bases américaines de l’est de la France. C’est ainsi qu’un soir, sur la base de Rouvres (Meuse), il demanda à l’orchestre français jouant au « Night Club » s’il pouvait l’accompagner pour quelques chansons de son répertoire, à la demande des autres militaires. Satisfait de l’accompagnement, il proposa de prêter ses musiciens, venus des États-Unis, pour une heure ou deux lors d’une soirée avec l’orchestre français. C’est ainsi que le bal des conscrits de Belleville (55100) vit débarquer quelques mois plus tard quatre musiciens qui firent un véritable tabac pendant plus d’une heure. Il subsiste encore des témoins de ce fameux soir, prêts à confirmer. Merci encore au King !

Reste-t-il une photo de son passage ? A-t-il chanté dans la salle de cinéma du 49th Tactical Fighter Wing, qui sert toujours pour les amphithéâtres régimentaire du 3e RHC ?

Ou s’agit-il simplement d’un ragot pour se faire valoir « au Lapin qui fume », en espérant se voir servir un verre par la Mimi, qui nous a quittés avec ses nombreux souvenirs en mars 2018 à l’âge de 87 ans ?

11 juillet 1958, un OVNI vient faire un tour sur la base.

Le 11 juillet 1958, depuis la base militaire française d’Etain-Rouvres en Lorraine, on signale «un objet en forme d’œuf, de la taille d’un pamplemousse, blanc», avec une lumière qui s’éclaire par intermittence.

Dans la section des commentaires, il est précisé qu’après vérification il s’agit d’un Spoutnik 3, un satellite russe.

Difficile de croire qu’en 1958 les Américains puisse voir un satellite avec juste une paire de jumelle directement au niveau de la tour. Mais pourquoi pas.  En consultant une intelligence artificielle (I.A) nous avons la réponse suivante:

Oui, Spoutnik 3 est visible à l’œil nu. Il a été lancé par l’Union soviétique en 1958 et a été le premier satellite artificiel à être équipé d’un système de propulsion pour changer son orbite 1. Cependant, il est important de noter que la visibilité de Spoutnik 3 dépend de nombreux facteurs tels que la luminosité du ciel, la pollution lumineuse, la position de l’observateur, etc1. Si vous souhaitez observer Spoutnik 3, je vous recommande de contacter un club d’astronomie local pour obtenir des conseils sur la meilleure façon de l’observer.

Sources :