Archives de catégorie : Historique de la base Etain-Rouves.

De 2000 à 2016: Le 3e RHC se modernise.

Début des années 2000, le 3e RHC faisait partie des régiments pressentis pour recevoir des hélicoptères Tigre à compter de 2010. Il a donc bénéficié des projets d’infrastructure induit par l’arrivée d’un hélicoptère nouvelle génération : réhabilitation de hangars et de bâtiments en zone vie. La réfection du PCR (poste de commandement régimentaire) avait alors été programmée.

En 2008, l’armée de Terre revoit sa commande de Tigre à la baisse et choisit de les répartir entre le 1er RHC de Phalsbourg et le 5e RHC de Pau. Suite à ce changement de perspectives, les travaux en cours au 3e RHC seront terminés, comme les hangars, mais ceux qui n’avaient pas commencé seront suspendus sans délais, dont le PCR.

De 2011 à 2013, le colonel Frédéric TURQUET commande le Grand 3 et décide de relancer le projet immobilier du PCR. Une nouvelle et dernière fiche d’expression de besoins détaillant la totalité du projet est validée en 2013. Le lieutenant-colonel Philippe GOISNARD,
commandant alors le bataillon d’appui aéromobile, se saisit du dossier.
En raison de difficultés de financement, encore compliquées par les nombreuses réformes, le projet devait être divisé en deux tranches réparties sur plusieurs années : réfection de l’aile nord en priorité, puis de l’aile sud. L’acharnement de l’état-major du 3e RHC a permis la validation d’un projet unique. Toutefois, le budget alloué comprenait uniquement le ravalement de façade et la mise hors d’eau et hors d’air du bâtiment : désamiantage, réfection de la toiture, isolation, changement des fenêtres et portes extérieures, abattage des anciennes cloisons et montage des nouvelles.

Début 2016, après plusieurs mois de travaux, le bâtiment est comme neuf mais vide : pas de revêtement aux sols ni aux murs, des pièces cloisonnées sans portes et sans mobiliers.
Un tout cohérent. Après bien des négociations et tractations, une extension de budget est accordée pour aménager l’intérieur et les extérieurs du bâtiment.

Le poste de commandement forme un tout cohérent : intérieur, extérieur, mobilier et matériaux. Le bâtiment incarne le renouveau
de la base. L’ensemble est beau et visuel, moderne et fonctionnel.  Les superficies sont rationalisées pour une efficacité renforcée.
Le PCR regroupe de façon logique : l’état-major régimentaire, le bureau opérations et instruction, le bureau maintenance et logistique, les opérations, le bureau outre-mer et projection, les ressources humaines, la prévention, la réserve, etc. soit 74 personnes.
Tout l’intérêt d’un bâtiment unique dédié au commandement régimentaire et rassemblant les grands services consiste à centraliser la fonction décisionnelle.

SOURCE:

  • Dossier de presse pour l’inauguration du nouveau poste de commandement régimentaire le 30 septembre 2016.

Le 2 juillet 1958 : un F100 s’écrase à Saint-Nicolas-en-Forêt (Hayange)

Il y a 66 ans, les habitants de la commune de Saint-Nicolas-en-Forêt (Hayange) se souviennent encore du terrible crash d’un avion F-100 de la base américaine d’Étain(sic).

A 9h31, en plein cœur de cette jeune commune créée le 1er janvier 1958 dans le boulevard du jura près de la place Sainte-Rita, les habitants se retrouve nez à nez avec une carcasse fumante et une odeur de brulé. Causant le feu aux immeubles situés à proximité par les débris de l’avion éparpillés sur plusieurs centaine de mètres. Les premiers secours sur les lieux, trouveront malheureusement les corps de deux enfants qui se trouvait à se moment là devant l’épicier ambulant vendant des bombons et 5 blessés, brulés qui seront transporté à l’hôpital des Forges à Hayange. Le drame aurait pu se transformer en catastrophe car l’école maternelle se trouvait à proximité

Le lieu du crash sera rebaptisé place Édith et Hervé Bonnet en hommage aux victimes.

LES TERRAINS D’AVIATION AUTOUR DE ROUVRES -SECONDE GUERRE MONDIALE-

I/SITUATION DE L’ARMEE DE L’AIR AU DEBUT DE LA GUERRE :

 L’armée de l’Air, état des lieux :

 Au moment où l’Allemagne nazie lance les opérations d’invasion de la France, la jeune armée de l’Air – créé le 2 juillet 1934 – est toujours en phase de rééquipement.

Certes pour remplacer ses nombreux aéronefs vétustes, mais aussi pour en accroître le nombre et donc augmenter son potentiel offensif. C’est aussi dans ce but qu’est crée l’aviation d’assaut.

Cette situation découle essentiellement des ajournements successifs des différents plans de réarmement, bloquant de fait le développement de la capacité industrielle du secteur aéronautique.

Elle résulte aussi d’une doctrine d’emploi de l’arme aérienne désuète et erronée, qu’il faudra tenter de corriger par la suite. Les aviateurs allemands diront des pilotes français qu’ils se sont battus avec courage et abnégation, mais en employant des méthodes datant de la Première Guerre mondiale.

Ainsi, de juin 1933 à juin 1940, cinq programmes de réarmement et de modernisation vont être conduits sans qu’aucun ne soit mené à terme !

L’armée de l’Air, tout comme l’armée de Terre d’ailleurs, entre en guerre dans un net état d’infériorité face à son puissant ennemi, tant sur le plan qualitatif que quantitatif.

Pourtant, ses personnels n’ont pas démérité et les chiffres sont éloquents à ce sujet : au moment de l’armistice, entre 600 et 800 aéronefs ennemis (selon les sources) ont été détruits pour la perte d’environs 850 appareils français. Ces données sont approximatives car il est parfois difficile de faire la corrélation entre victoires homologuées d’un côté et pertes déclarées de l’autre. Prés de 15% des personnels navigants ont été tués, blessés ou portés disparus au cours de la bataille de France.

 Organisation du dispositif aérien dans la région d’ETAIN-ROUVRES :

 Le 10 mai 1940, les unités regroupées dans la région d’ETAIN-ROUVRES sont intégrées à la Zone d’Opération Aérienne Est (« ZOAE », la France est alors découpée en quatre grandes zones d’opérations aériennes).

La ZOAE est commandée par le général de corps aérien René BOUSCAT.

Son chef d’état-major est le colonel Jean CARAYON et le PC est situé à NANCY.

Le Groupe de Reconnaissance I/22 (GR I/22), basé à METZ-FRESCATY, est rattaché à la 3ème Division Aérienne.

La reconnaissance, composée des 5 Groupes Aériens d’Observations (GAO) sujets de cet article, sont détachés au profit de la troisième armée terrestre.

Cette dernière est commandée par le général CONDE dont le PC se situe à METZ.

POTEZ 63.11 du GR II/39 en vol dans le ciel de Syrie, peu après la bataille de France (il ne possède pas encore les marquages d’armistice, imposés par l’Allemagne nazie). Consciente des dures conditions d’armistice qui l’attendent, la France évacuera un maximum d’aéronefs vers l’AFN. Dans l’éventualité de la poursuite des combats depuis ses colonies …

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette carte illustre l’organisation du dispositif aérien au 10 mai 1940 dans la région est.

Les étoiles orange figurent les Groupes Aériens d’Observation, les étoiles jaunes les Groupes de Reconnaissance et les carrés rouges les Groupes de Chasse. Nous pouvons remarquer que les GAO sont proches des premières lignes, au contact des unités terrestres. Notez aussi la forte concentration de ces entités à l’ouest de Metz, idéalement positionnées derrière la ligne Maginot et proches des territoires ennemis à reconnaitre.

 

II/ LES TERRAINS D’AVIATION DANS LA REGION DE ROUVRES :

 

Cet article ne présente que les plateformes proches de la base d’Etain-Rouvres.

Elles étaient toutes occupées par des GAO et l’on peut encore aujourd’hui en deviner l’existence sur le terrain, pour celles qui ne sont plus en activité.

Les missions des GAO étaient très variées – liaisons, reconnaissance tactique ou stratégique, guidage des tirs d’artillerie – mais malheureusement, ils n’auront jamais la complète confiance du commandement des forces terrestres. Conjuguée au manque de moyens de communications, les conséquences furent désastreuses quant aux prises de décisions durant la campagne de France, les états-majors étant de fait littéralement aveuglés.

 

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Point-fixe de maintenance pour ce POTEZ 63.11, cloué au sol par les conditions d’armistice.

Terrain de SENON-SPINCOURT :

 

Le camp d’aviation se trouvait à un kilomètre au Nord de SENON, limité à l’ouest par la route SENON – LOISON, à l’est par la route SENON – SPINCOURT et au nord par les bois.

Il a été réalisé en 1936, suite au jugement d’expropriation du 20 mars 1935 et portant sur 120 hectares. Bien qu’aménagé en totalité sur le ban de SENON, il portait le nom de terrain d’aviation de SENON – SPINCOURT selon la nomenclature officielle de l’époque.

Il ne s’agissait que d’une simple surface plane nivelée par le génie militaire et ensemencée en herbe. Il n’y avait pas d’autres constructions que trois citernes enterrées pour le carburant et un poste télégraphique, également enterré. Il resta inoccupé de 1936 à 1939, étant alors loué aux agriculteurs.

 

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Le terrain d’aviation de SENON-SPINCOURT se trouvait à un kilomètre environ au nord de SENON, limité à l’ouest par la route SENON-LOISON, à l’est par la route SENON-SPINCOURT, au nord par le Bois-le-Prêtre.

 

 

De septembre 1939 à mai 1940, il fut occupé par le Groupe Aérien d’Observation français III/551, originaire d’ORLY et aux ordres du capitaine BOURSAUS. Ce groupe, appartenant à

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la formation aérienne  27, était détaché à  la troisième Division légère de cavalerie (3ème DLC). Ce GAO était alors équipé de biplans d’observation désuets et très vulnérables, des MUREAUX 113 et 117.Ils furent ensuite partiellement remplacés par 6 Potez 63.11.

 

 

Préparation au vol pour ces POTEZ 63.11 du GAO III/551.

La tâche fut très lourde pour les équipes de maintenance qui ont tenté, coûte que coûte, de maintenir un maximum d’aéronefs en ligne de vol. Des témoignages racontent comment les échelons roulants quittaient les terrains in-extremis, au moment où ils étaient investis par l’ennemi, tentant de sauver ce qui pouvait l’être et sabotant le reste.

Dans ce contexte de débâcle où tout manquait, des mécaniciens sont retournés prélever des pièces sur des épaves au nez et à la barbe des nouveaux occupants afin de dépanner les aéronefs encore disponibles.

 

 

Comme c’était l’usage pour ces petits détachements, les aviateurs, ainsi qu’une compagnie de l’Air (la 227) logeaient chez l’habitant (les officiers dans des chambres libres et les soldats dans les granges). Il y avait un mess des officiers dans le village.

 

Fanion des traditions du GAO III/551

 

Le terrain fut bombardé par la Luftwaffe  à plusieurs reprises, en particulier le 10 mai 1940 où il y eut deux attaques dans la journée. La première débuta à 4 heures du matin et la seconde eut lieu vers 10 heures. Aucune victime ne fût à déplorer mais deux avions au sol furent endommagés.
Face à l’avance allemande, le terrain fût abandonné par les français et immédiatement réoccupé par les anglais (RAF). Un nouveau bombardement eut lieu vers 13 heures le 13 mai et les anglais l’abandonnèrent définitivement le 20 mai.

Entre le 20 mai et le 14 juin, alors que le terrain était inoccupé, une énorme charrue du génie vint le labourer en tous sens pour le rendre inutilisable.

Au cours de la campagne de mai-juin 1940, un avion allemand DO 17 qui observait le terrain fut abattu en flammes à SENON, sans doute par un chasseur du Squadron 73 basé à ROUVRES.
Les allemands arrivèrent à SENON le 14 juin 1940 à 16 heures et s’installèrent dans les maisons et les granges vides, les villageois ayant abandonné leur village dans la nuit du 13 au 14 juin.

En septembre 1940, les allemands implantèrent une ferme « Ostland » sur le terrain et sur 50 hectares qu’ils réquisitionnèrent à proximité.

L’ensemble fut mis en culture à l’aide de prisonniers français et de déportés polonais.

A partir du 20 août 1944, les allemands réutilisèrent le terrain comme base de repli durant huit jours; des personnels de soutien de la Luftwaffe arrivèrent un beau matin et s’installèrent dans le village.

Un autre groupe, aussi affecté au terrain de SENON s’installa à VAUDONCOURT.
Après remise en état du terrain, 15 à 20 monomoteurs MESSERSCHMIDT s’installèrent.
Puis arrivèrent ensuite une douzaine de bimoteurs, que les allemands remorquaient avec un tracteur spécial et cachaient à la lisière des bois.

Les allemands évacuèrent le terrain le 30 août et il ne fût plus jamais utilisé.

 

D’abord loué à des agriculteurs, il fut finalement vendu en 1971.

 

 

Une plaque de marbre est apposée sur la façade de la mairie de SENON et rappelle la courte occupation du terrain d’aviation par le GAO III/551

 

 

 

Sources : site de la commune de Senon (senon.I3fr.org)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Terrain d’ETAIN-BUZY :

 

 

Le terrain d’aviation d’ETAIN-BUZY était occupé à l’entrée en guerre par deux unités de l’armée de l’air.

Le G.A.O. I/551 d’une part, équipé de 6 POTEZ 63.11 et de 4 MUREAUX 117. Ce groupement était commandé par le CNE TERNANT et appartenait à la Force Aérienne 21. Il était détaché auprès du XXIème Corps d’Armée.

 

Le 2ème Bataillon d’aérostation n° 200 d’autre part, commandé par le CNE LAVERSANNE.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Insigne et fanion des traditions du GAO 551 (« hirondelle chassant »)

 

 

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Membre d’équipage d’un POTEZ 63/11 du GAO 511. Elle illustre la tenue –bottes fourrées, combinaison et couvre-tête chauffants – que portaient les équipages pour lutter contre le froid lors des longs vols de reconnaissance.

Remarquez la mitrailleuse MAC Mle 34 de 7,5 mm installée à l’arrière du cockpit.

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 Le terrain d’aviation d’ETAIN-BUZY était situé à l’ouest de la route BUZY-LANHERES-ROUVRES (D. 167),  un kilomètre au nord de BUZY

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ANF-Les-MUREAUX 117 R2B2 n°174 du GAO I/551. ATTIGNY, septembre 1939.

Le groupe était implanté prés de ce bourg ardennais avant de rejoindre ROUVRES

 

ANF-Les MUREAUX 117 R2B2 n°121 du GAO I/551.BUZY, fin mai 1940.

Nous pouvons noter l’évolution du camouflage, devenu particulièrement sophistiqué dans le but de compenser l’extrême vulnérabilité de ces appareils en tentant de les soustraire à la vue de l’ennemi.

 

 

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Epave du POTEZ 63.11 n° 318, mitraillé au sol à TOURNES-BELVAL le 10 ou 11 juin 1940 et abandonné lors du repli du 13 juin. Bien qu’appartenant au GAO II/551, cette scène illustre parfaitement la situation de l’Armée de l’Air en mai et juin 1940 : le harcèlement incessant de la Luftwaffe et les nombreux replis pour échapper à la rapide avance ennemi causèrent d’importantes pertes matériels, entraînant une chute rapide de la disponibilité des aéronefs.

Terrain de DONCOURT-LES-CONFLANS:

 

Le camp d’aviation de DONCOURT-LES-CONFLANS, situé au nord du village, fut créé à la fin des années 30 pour l’aéro-club local. Il présentait une surface d’environs 1000m x 1000m.

Il était occupé par le GAO I/506, aux ordres du CNE ROBERT et dépendait de la Force Aérienne 23 (LCL BARADEZ), 42ème Corps d’Armée du général SIVOT dont le PC était à DONCOURT.

Ce groupe aérien d’observation était alors équipé de 4 POTEZ 63/11 et de 6 MUREAUX 113 et 115.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Traditions du GAO I/506

 

Après la campagne de France, le terrain resta inactif jusqu’à avril 1944.

Aujourd’hui, le terrain, ayant renoué avec ses origines civiles, est toujours actif.

 

 

 

 

 

 

Terrain de CHAMBLEY-BUSSIERES:

 

Après un bref passage sur le terrain de BUZY en aout 1939, le GAO II/506 devait s’installer à CHAMBLEY-BUSSIERES le 23 octobre de la même année.

Il évacua les installations le 13 juin 1940 pour échapper à l’avance allemande et se redéployer provisoirement à MARTIGNY-LES-GERBONVAUX.

Le GAO II/506 était commandé par le CNE DE LA BAUME et appartenait à la force aérienne n° 6 (LCL PATAUCHON), VIème  corps d’Armée du général LOIZEAU dont le PC était installé à CHAMBLEY.

Cette unité de reconnaissance était équipée de 9 POTEZ 63.11 et 5 MUREAUX 115 et 117.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Traditions du GAO II/506

 

Son emplacement était l’actuel aérodrome de CHAMBLEY.

 

 

 

 

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Terrain de MARS-LA-TOUR:

 

Le camp d’aviation de MARS-LA-TOUR fut réalisé en 1936 sur une surface de 60 hectares. Il était axé vers le village de VILLE-SUR-YRON, perpendiculairement à la départementale 903. L’autre coté de cette route, en allant vers le château, était boisé et les avions y étaient parqués pour les soustraire à la vue de l’ennemi.

Cette zone a été défrichée il y a quelque temps et les infrastructures restantes –abris en béton- rasées.

Il était occupé par le GAO II/508, aux ordres du CNE BUSSIERE.

Ce GAO, dépendant de la Force Aérienne 22 (LCL BLOCH), était détaché au profit du Corps d’Armée Colonial du Général FREYDENBERG, dont le PC se situait aussi à MARS-LA-TOUR.

Le II/508 disposait de 6 POTEZ 63.11.

 

Traditions du GAO II/508

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le terrain fut utilisé durant l’occupation pour l’entrainement des planeurs DFS et GOTHA de la Luftwaffe. GOERING est venu en personne inspecter les installations.

Aujourd’hui, quelques emplacements bétonnés de FLAK (LA DCA allemande) témoignent encore de la présence de l’aérodrome, surnommé la « jumelle de DONCOURT ».

 

Planeur allemand GOTHA Go 242

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Planeur allemand DFS 230

Le terrain d’aviation de MARS-LA-TOUR était établi au Nord-Ouest du bourg dans un quadrilatère délimité par la D. 132 au nord, la D. 952 à l’est, la D. 903 au Sud et les sapinières proches de l’YRON à l’ouest

Le camp d’aviation de MARS-LA-TOUR est typique de ce qu’il peut être attendu de ce genre d’installation. A savoir une implantation au plus près des voies de communication afin de permettre la circulation rapide des estafettes vers les PC, dés le retour des missions de reconnaissance.

 

 

Sources :

L’aviation française de D. BREFFORT (éd. Histoire&Collections)

Les ailes françaises sous l’uniforme, 1912-1945 de B. CHAPELLE (éd. Offset Express)

Sites Internet : »Traditions des escadrilles de l’Armée de l’Air » de Henri Guyot
« Les Insignes de l’Armée de l’Air » de Jean-Jacques Leclercq
« Mémoires des hommes » du Ministère de la Défense

Une nouvelle identité visuelle du 3e RHC

 

DEPUIS FIN d’année 2015, à Rouvres-en-Woëvre, le colonel chef de corps du 3e RHC Pierre Verborg et son second le lieutenant-colonel Philippe Goisnard travaillent sur un nouveau logo pour le Grand 3.

Avec l’arrivée d’hélicoptères nouvelle génération, ils se devaient d’avoir une marque portant leurs qualités, ce qui fait leur réputation, quelque chose de fédérateur. « On a fait travailler tout le régiment sur ce logo, ce logo dépasse le régiment ».

Marque identitaire

Le lieutenant-colonel explique l’histoire de cet insigne : « le symbole représente le projet d’évaluation de cette base Etain-Rouvres voulue par le Cemat pour une armée de terre au « contact » conduit en Meuse par un régiment d’hélicoptères proactif longtemps considéré comme sans avenir. Une base militaire majeure, opérationnelle à caractère aéronautique et riche de son histoire qui, graduellement, a su s’ancrer et se maintenir en Lorraine. Le figuratif hélicoptère aux lignes anguleuses incarne la modernité, le sérieux, la crédibilité et la sécurité. Le choix de l’hexagone régulier est une représentation de l’espace à 3 lectures territoriales : la région, le territoire national et le monde. Le triangle, c’est la formation d’hélicoptères qui se déploie. Les couleurs ont également une importance, avec le vert comme le sol, le bleu du ciel, le blanc pour la lumière. Le nom CAP HNG 2021, c’est un projet ambitieux à moyen terme, mobilisateur, fédérateur à forts enjeux pour les territoires pour une base opérationnelle qui progresse et se transforme. La signature donne une marque identitaire d’un régiment fier et respectueux de ses traditions mais résolument tourné vers l’avenir. Un collectif engagé, confiant, jeune, productif et très dynamique qui applique la règle des 5V : Vision, Valeurs, Volonté, être Vrai vers la Victoire. »

SOURCES:

-Est Républicain

– 3° RHC

CAP H.N.G 2021

DEPUIS FIN d’année 2015, à Rouvres-en-Woëvre, le colonel chef de corps du 3e RHC Pierre Verborg et son second le lieutenant-colonel Philippe Goisnard travaillent sur un nouveau logo pour le Grand 3.

Avec l’arrivée d’hélicoptères nouvelle génération, ils se devaient d’avoir une marque portant leurs qualités, ce qui fait leur réputation, quelque chose de fédérateur. « On a fait travailler tout le régiment sur ce logo, ce logo dépasse le régiment ».

Marque identitaire

Le lieutenant-colonel explique l’histoire de cet insigne : « le symbole représente le projet d’évaluation de cette base Etain-Rouvres voulue par le Cemat pour une armée de terre au « contact » conduit en Meuse par un régiment d’hélicoptères proactif longtemps considéré comme sans avenir. Une base militaire majeure, opérationnelle à caractère aéronautique et riche de son histoire qui, graduellement, a su s’ancrer et se maintenir en Lorraine. Le figuratif hélicoptère aux lignes anguleuses incarne la modernité, le sérieux, la crédibilité et la sécurité. Le choix de l’hexagone régulier est une représentation de l’espace à 3 lectures territoriales : la région, le territoire national et le monde. Le triangle, c’est la formation d’hélicoptères qui se déploie. Les couleurs ont également une importance, avec le vert comme le sol, le bleu du ciel, le blanc pour la lumière. Le nom CAP HNG 2021, c’est un projet ambitieux à moyen terme, mobilisateur, fédérateur à forts enjeux pour les territoires pour une base opérationnelle qui progresse et se transforme. La signature donne une marque identitaire d’un régiment fier et respectueux de ses traditions mais résolument tourné vers l’avenir. Un collectif engagé, confiant, jeune, productif et très dynamique qui applique la règle des 5V : Vision, Valeurs, Volonté, être Vrai vers la Victoire. »

Le logo, résolument moderne:
Le logo du projet CAP HNG 2021 est le symbole de l’évolution de la base du 3e RHC, base aéronautique opérationnelle majeure et riche de son histoire qui a su s’ancrer en Lorraine.
Le nom du projet est constitué de 3 parties :

  • CAP : une direction, un objectif. Il s’agit à la fois d’un terme aéronautique et de la promesse d’un avenir durable ;
  • HNG (hélicoptères de nouvelle génération) : un élément générique englobant le Caïman et le futur hélicoptère léger interarmées ;
  • 2021 : une date échéance à moyen terme, la bascule vers l’avenir.
    Et d’une signature, marque identitaire d’un régiment fier et respectueux de ses traditions mais résolument tourné vers l’avenir construit sur des valeurs solides partagées par la
    diversité et la richesse de son effectif.

SOURCES:

  • Article de l’Est-Républicain
  • Officier communication du 3° RHC

HORIZON GUÉPARD 2030

Le logo a été créé fin 2023 par Mme Laureline PROVINS-CREDARO, élève en première année de BTS communication à Ste Anne à Verdun sur l’année 2023-2024.

Il reprend le logo de l’armée de Terre « Armée de terre de combat » dans le cadre de la loi de programmation militaire 2024-2030.

La symbolique est la suivante :
– le GUEPARD au centre, un peu incliné pour une impression de vitesse;

– le globe pour montrer la présence de l’armée de terre dans le monde, le gris du globe et les traits dessus pour l’aspect numérique et nouvelles technologies;

– les deux soldats équipés représentent la préparation opérationnelle et l’engagement;

– les écritures : la typographie et la couleur du chiffre 3 rappellent l’insigne régimentaire;

– blanc et rouge : couleurs de la Nation.

Ce  logo se trouve à l’entrée du Poste de Commandement:

SOURCE:

– Officier communication du 3° RHC.

11 mars 2023: Le 3e RHC à la pointe de la dronisation de l’aérocombat…


l’hélicoptère ou le drone dans le futur ?

Tel est la question posée à des classes de défense partenaire du 3e régiment d’hélicoptères de combat (3e RHC). Une réflexion très intéressante sur le combat du futur et le vol non habité.

Mais le 3e RHC à choisi ! Pourquoi pas les deux. On peu lire dans un article du site OPEX360.com, comme l’a rappelé le général David Cruzille, le commandant de l’Aviation légère de l’armée de Terre [COMALAT et ancien chef de corps du grand 3], dans un entretien diffusé par le Commandement du combat futur [CCF], la nécessité de développer la coopération entre les hélicoptères et les drones figurait dans les documents de doctrine élaborés il y a déjà 15 ans.

« Le drone, aujourd’hui, c’est une belle opportunité. Il y a un tel bond technologique que l’on peut passer de la doctrine à la mise en œuvre », a estimé le général Cruzille. Et il n’est pas question pour l’ALAT de perdre du temps en attendant le développement du « drone parfait ».

« Le but n’est pas d’attendre le drone idéal qui fera 100 % de ce qu’on attend de lui. Mais si on a déjà des drones qui peuvent nous apporter deux tiers de ce qu’on attend, alors il faut saisir cette balle », a explique le COMALAT.

Aussi, l’ALAT s’est lancée dans la « dronisation de l’aérocombat », qui est, selon le général Cruzille, une « démarche ambitieuse et assumée ». En clair, il s’agit d’utiliser des drones – disponibles sur le marché – à partir d’un hélicoptère pour « voir et tirer plus loin » ainsi que pour leurrer l’adversaire.

Une expérimentation a d’ailleurs récemment été menée à cette fin par le 3e Régiment d’hélicoptères de combat [RHC], un drone FPV ayant été mis en œuvre par un opérateur installé dans la soute d’un hélicoptère de manœuvre.

Plus généralement, il s’agit de développer le concept ELA [engins lancés par aéronef].

« C’est un concept sur lequel travaille l’industrie. Pour faire simple, on peut imaginer qu’un drone puisse être lancé à partir d’un Tigre et qui permette d’observer une zone à 10 ou 20 km » en avant, a expliqué le COMALAT. Il pourrait également être possible de lancer des munitions téléopérées ou des drones chargés de « leurrer l’ennemi en attirant son attention sur une zone où vous n’avez pas l’intention d’aller avec vos hélicoptères », a-t-il ajouté.

La guerre en Ukraine démontre chaque jour l’utilité de disposer de drones. Que soit dans les airs ou sous l’eau.  Une telle capacité serait également intéressante pour les hélicoptères de manœuvre, comme le NH-90 Caïman présent sur la base, mais aussi pour le H160M « Guépard », le successeur de la Gazelle. Pour ces deux types d’appareils, un opérateur prendrait place dans la soute arrière afin de diriger le drone, ce qui permettrait de ne pas alourdir la charge cognitive de l’équipage.

Sources:

Site: www.OPEX360.com

30 août 2016: Sébastien Loeb parraine une escadrille du 3e RHC

Sébastien Loeb, le nonuple champion du monde des rallyes est arrivé aux commandes de son hélicoptère. Il s’est posé sur la base du 3e Régiment d’hélicoptères de combat d’Étain-Rouvres dans la Meuse.
Pilote d’hélicoptère totalisant 1.200 heures de vol, Sébastien Loeb a rencontré il y a quelque temps le personnel de trois Gazelle à l’aérodrome de Gap.

Le champion refaisait le plein de son appareil. La discussion s’est  engagée entre passionnés d’aéronautique. Et le pilote de rallye a accepté de parrainer l’EHRA3, l’Escadrille d’hélicoptères de reconnaissance et d’attaque n° 3 surnommée « Les Félins ».
Avec humour Sébastien Loeb a raconté sa rencontre avec l’hélicoptère : « Quand je cassais mes voitures, on me ramenait en hélicoptère ! » Et il ajoute : « L’hélicoptère c’est un pilotage fin, précis un peu comme en voiture ».
Le capitaine Gallineau commandant l’EHRA3 a mis en avant les valeurs communes : « Audace, courage et goût de vaincre ».

Et le colonel Verborg a souligné que « ce qui nous lie à Sébastien Loeb, c’est la persévérance. C’est un parrain de choc ! Ce ne sont pas les mêmes missions, mais ce sont les mêmes valeurs ». Le champion du monde a volé ensuite sur Gazelle et a participé à un exercice de nuit avec jumelles de vision nocturne.

Sources: 

L’Est Républicain, édition du 30 août 2016.

Photo: EHRA3

01er septembre 1944, Le 3d Cavalry Group (U.S) est sur base !

Début août 1944, c’est la déroute de l’Armée allemande  auparavant si fringante et si arrogante depuis l’annonce du débarquement du 06 juin des troupes américaines.

De nombreuses voies ferrés sont sabotées en Meuse et en particulier entre Verdun et Étain notamment à Fromezey (10km de la base) avec le déraillement spectaculaire de trains allemand. A cause de la pénurie de carburant, la base d’Etain-Rouvres est pour le Général Patton, un objectif prioritaire.

  • Le 31 août 1944,  La Jagdgeschwader 26 aidé par le Transportfliegergruppe 30 et du Sanitäts-Flugbereitschaft 4, (unité sanitaire aérienne installée en juillet 194), s’affère à évacuer les derniers blessés et troupes sur place puis mine le terrain en faisant sauter une partie des installations avant de quitter la base d’Etain-Rouvres dans l’après-midi.Sanitäts-Flugbereitschaft 4,
  • Le 01er septembre 1944, Le 3d Cavalry Group (U.S) est sur base avec son 3ème escadron de reconnaissance et s’empare de 18 000 litres de carburant ce qui permit d’envoyer une reconnaissance vers la Moselle.

« The recon got a message from the FFI that the CO of the German Garrison in Verdun was ready to surrender 20,000 troops. This was relayed, but the 7AD forced its way into town before anything could be done. This thru B Troop. Lt Jackson, with Col Wallach went into the town in the first vehicle, and at 1200, 30 Aug, radioed message to XX Corps that Verdun was clear. The squadron followed and bivoacked at Fort de la Ghorus. The recon pushed out. At Etain the squadron on Sept 1 found 4000 gals of gas at a german airfield, which made it possible to send out recon to the Moselle. The Sq moved to Etain on 1 Sept. »

Le 03 septembre 1944, au lendemain de la libération d’Etain-Rouvres, les avions américains se posaient sans interruption pour décharger des jerrycan d’essence indispensable à l’armée Patton  en avance de cinq jours sur sa progression à travers le sol français. Si les blindés Patton n’avaient pu être ravitaillés de cette façon, le retour offensif des chars allemands eût été possible  et la retraite des alliées s’en serait suivie. Dans les jours qui suivent, alors que la Lufwaffe tentent de bombarder Verdun mais se fait violemment contré par la DCA américaine, Le Génie US et la population civil environnante démine le terrain, bouches les trous sur la piste, qui permettra de constituer un véritable ballet aérien pour assurer le ravitaillement en carburant des troupes depuis la base de Rouvres !

Dans la nuit du 6 au 7 septembre 1944, une division allemande contre-attaquait et arrivait à Spincourt: 16km d’Etain. Mais sera violement repoussé Le 3d Cavalry Group (U.S).

Ce modeste aérodrome a été constamment utilisé par l’ennemi et deviendra la base avancé des troupes US en Lorraine. Il  permettra aussi aux troupes américaines de poursuivre un peu leur route et d’effectuer des patrouilles dans le secteur. La base aérienne, les écoles, la Mairie, le marché couvert et différents immeubles changent d’occupants. PATTON, commandant la III armée US, installe son PC dans le bâtiment actuel du Trésor Public à Étain.

🚙 Composition et missions

  • Le groupe était composé du 3rd Cavalry Reconnaissance Squadron et du 43rd Cavalry Reconnaissance Squadron.

Équipés de jeeps armées, de M8 Greyhound, de mortiers de 60 mm, de howitzers automoteurs et de chars légers M24 Chaffee, ils avaient pour mission :

  • De repérer les positions ennemies
  • D’évaluer les infrastructures (ponts, routes, villages)
  • De sécuriser les zones avant l’arrivée des troupes principales

Sources:

  • Etain d’hier à aujourd’hui
  • The 3rd Cavalry Reconnaissance Squadron in Worls Warr II
  • Mairie d’Etain

22 septembre 2024: Visite de la demi-sœur de Kobber KAIN au 3e RHC

84 ans après le passage de son demi-Frère, madame Margaret MORRIS, son mari Spencer et deux amis les accompagnants, a effectué un périple depuis la Nouvelle-Zélande sur les traces de Kobber Kain héros du 73 Squadron RAF.

Après avoir été accueillis par Mr Meyer, Maire de Rouvres nous avons rejoint le village de Lubey, lieu du crash du premier bombardier allemand abattu par l’as du ciel Lorrain lors de la deuxième Guerre. Lieu ou sera érigé une plaque en la mémoire de Kobber.

Après un dépôt de gerbe sur le monument retraçant entre autre le passage du 73 Squadron et un bon repas au mythique restaurant de la Sirène,  La délégation accompagné bien sûr de François Clauvelin ont pu fouler la terre et retracer le passage de ses jeunes héros venus contribuer et payer à l’effort de Guerre (au péril de leur vie pour certain) contre l’Allemagne nazi.